Le règlement d’application du décret 255/2016 du MIT qui révolutionne le TPL en Italie.
Avec le règlement d’application du décret 255 du 27 octobre 2016, promulgué par le Ministère des Transports et le Ministère de la Simplification et de l’Administration Publique le 10 janvier 2017, les entreprises de transport public local disposent d’un ensemble de règles techniques pour promouvoir l’adoption de systèmes de billettique électronique interopérables au niveau national et de titres de transport électroniques intégrés dans les villes métropolitaines”, auxquels se conformer, à compter du 25 janvier 2017.
Le thème de l’interopérabilité devient, par conséquent, central. Prérequis pour pouvoir parler véritablement d’interopérabilité est l’accessibilité aux données, et le décret impose justement l’obligation, pour les opérateurs de transport, de rendre publics, sur leurs sites internet, selon les préceptes de l’open data, la liste des titres de transport, les modalités d’achat, les horaires du réseau et de leurs services.
Une autre obligation importante dictée par le décret 255/2016 est l’obligation de validation du titre de transport “également de manière automatique, par le biais des équipements au sol et à bord, et de solutions techniques et organisationnelles appropriées, en concomitance avec le début de chaque voyage ou correspondance”, qui, soutenue par un adéquat système de sanctions, implique un important changement culturel de perspective : le service est uniquement pour ceux qui le paient et prouvent l’avoir payé.
Les systèmes de billettique électronique devront être capables de gérer tous les titres de transport et de rendre leur achat disponible également par internet et sur appareils mobiles. De plus, ils devront faire coexister sur le même support physique différentes typologies de titres de transport, tant d’opérateurs que de services différents, liés principalement à la mobilité, comme les services d’autobus, de métro, de train, de mobilité collective et de stationnement, mais aussi d’autres typologies.
Tout cela, comme on peut le lire dans les attendus du décret, “afin d’inciter à l’utilisation des outils électroniques pour améliorer les services aux citoyens dans le secteur du transport public local, en en réduisant les coûts connexes”. Et c’est précisément dans l’optique de faire des économies et de valoriser les technologies existantes, encouragée par le décret lui-même, que devient fondamentale la sensibilisation des Administrations Publiques sur la manière d’exploiter au mieux les technologies déjà présentes sur le territoire pour se conformer aux règles dictées par le décret.
Un exemple concret peut venir, dans ce sens, du monde du stationnement : 12 000 des 25 000 parcmètres présents en Italie sont des dispositifs de nouvelle génération, et sont donc déjà pleinement capables de réaliser, du point de vue technologique, de nombreuses opérations au-delà du paiement du stationnement, comme la vérification et la recharge des abonnements de transport public.
Et les exemples d’utilisation du parcmètre en dehors du stationnement ne manquent pas. À Milan, en effet, le parcmètre permet le paiement de l’Area C, ainsi que la vérification et la recharge des abonnements de transport public ; à Gênes et à Ivrée, il est possible de payer les sanctions administratives et de gérer des réductions pour les abonnés du transport (dotés de la carte “BELT”) dans les parkings de correspondance et pour le stationnement réservé aux résidents ; enfin, à Arezzo, en plus de permettre la recharge des cartes “AREZZO CARD”, il permet l’activation des services de BIKE SHARING dans les parkings en structure.
Leur présence capillaire sur le territoire les rend ainsi stratégiques pour les Administrations Publiques qui, comprenant leurs potentialités, pourraient exploiter leurs caractéristiques pour fournir des services au citoyen, en conformité avec le décret 255/2016, sans supporter de coûts « infrastructurels » supplémentaires.
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