Aux États-Unis, 25 % des internautes utilisent Facebook, tandis que Google, qui accuse un retard de 3 % sur Facebook, n’est pas aussi utilisé. Le réseau social le plus connu au monde devient de plus en plus une porte d’accès à Internet.
Le dépassement de Facebook sur Google, c’est une histoire d’il y a quelques mois. La nouvelle d’aujourd’hui, en revanche, ne repose que sur des chiffres. Un navigateur sur quatre utilise Facebook tandis que Google suit avec -3 %, selon les statistiques de Hitwise. Tout cela se passe aux États-Unis où, c’est-à-dire, se concentrent depuis toujours les regards des observateurs du monde numérique. La montée de Facebook ne fait plus la une et, à certains égards, avec les différences qui s’imposent, ressemble à celle de son concurrent Google (concurrent en termes de chiffres, pas de modèle économique).
La domination de Microsoft
Si l’on remonte quelques années en arrière, le monde de la net-économie ne connaissait qu’un seul roi incontesté, pour certains tribunaux même un despote, du nom de Bill Gates. Le fondateur de Microsoft, des logiciels à l’usage de tous à des prix pas toujours abordables, de Windows, porte d’accès de tous les PC, semblait ne jamais devoir connaître le jour de son déclin. Pourtant, cela est arrivé.
L’ascension de Google
Mort un roi on en fait un autre. Cette fois le nom est composé de quelques lettres, six seulement. Facile à prononcer, visage propre, performant, amical. Son nom est Google et c’est « un moteur de recherche », mieux, il deviendra bientôt « Le moteur de recherche ». Sa naissance remonte à la fin des années quatre-vingt-dix, son histoire est commune à celle de tant d’autres dans le monde numérique mais son ascension fut silencieuse et impétueuse. Google devient rapidement le Web. Nombreux sont ses concurrents qui tentent de le contraster mais les initiatives de Google deviennent toujours plus déterminantes et gagnantes. Entre un brevet et l’autre, entre le lancement d’un produit et l’autre, Google a le temps de faire des acquisitions et, surtout, d’obtenir également les idées des concurrents eux-mêmes. Personne ne pensera que Google puisse un jour déposer les armes, personne ne pensera que Google puisse avoir de « vrais concurrents », et pourtant…
Facebook et sa popularité
En remontant le film, nous voici revenus aux jours d’aujourd’hui. La net-économie se reconnaît en un autre roi qui rime avec « réseau social ». Même si la rime n’est pas parfaite, son nom est très facile à retenir : Facebook. Penser qu’une grande place construite pour les gens et rendue populaire grâce à la « population » elle-même pouvait effrayer le colosse de Mountain View semblait il y a encore quelque temps relever du tour de magie plutôt que d’une théorie. Pourtant, c’est arrivé.
Aujourd’hui Facebook représente la véritable épouvantail pour Google et en Californie, on le sait bien. Google, qui a fait du « silence » son arme gagnante pendant des années (il semblait détenir la recette du Coca-Cola), est devenu plus humain ces derniers temps. Les silences continuent mais à intervalles plus ou moins réguliers, voilà qu’apparaît çà et là sur le Web, entre un forum et un blog, entre une vidéo et un tweet, quelques-uns de ses représentants. Google veut devenir plus populaire, plus aimé et surtout plus utilisé. Réussira-t-il encore à imposer son modèle économique lié au monde de la publicité au lendemain des déclarations de Wired : « le Web est mort? Le futur proche nous apportera des réponses, en attendant la course au mobile par plusieurs acteurs du Web a commencé et Google ne semble pas du tout être en « première position ».
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