L’augmentation des dépenses pour les jeux en ligne : pourquoi ?
Les Italiens parient ; et chaque année ils dépensent de plus en plus dans le betting, en particulier dans celui en ligne.
Si, entre 2011 et 2014, les dépenses pour les paris et les jeux en ligne oscillaient entre 725 et 749 millions d’euros (source des données observatory.net), en 2015 le chiffre a augmenté à 821 millions d’euros, pour bondir l’année suivante bien au-delà du milliard d’euros, avec une croissance de 25%.
Mais comment expliquer des résultats similaires ? On ne peut pas tout imputer à un seul facteur, mais plutôt à une concaténation de mesures et d’attentions de la part des organes préposés à la gestion du jeu, auxquels s’ajoute la pénétration toujours plus grande des outils qui permettent au particulier de participer à ce qui se passe sur le web.
D’une part, il faut donc mentionner les actions du Gouvernement et de l’AAMS (Agence des Douanes et des Monopoles, organisme préposé à la gestion et à la réglementation du secteur), comme la lutte contre le jeu illégal, la mise à jour de la réglementation et les mécanismes de protection des joueurs. D’autre part, le développement de la culture numérique parmi les Italiens apporte un élément de clarification supplémentaire au phénomène.
Mais ces éléments ne seraient pas suffisants s’il n’y avait pas, de la part des opérateurs du secteur (les bookmakers) une forte volonté d’augmenter l’offre de produits et de services. Pensons, à titre d’exemple, que les Casino Games ont augmenté de 35 %, les paris sportifs de 31 % et d’autres jeux de Casino de 20 %. La seule catégorie qui continue de se réduire est le Poker Cash (-13 %).
À quoi jouent les Italiens en ligne?
Mais comment est réparti le milliard d’euros dépensé en ligne par les Italiens en 2016 ?
Aux Casino Games, sont allés 441 millions d’euros, aux Paris Sportifs, bien 350 millions d’euros, à d’autres jeux (comme Skill Games à Tournoi, Betting Exchange, Bingo, Concours à pronostic) 97 millions ; le reste est réparti entre Poker Cash (73 millions) et Poker à tournoi (65 millions).
Les données les plus intéressantes sont, cependant, certainement celles qui concernent les modes de jeu : de plus en plus d’amateurs utilisent des appareils mobiles pour accéder aux portails des bookmakers.
La part du canal mobile (smartphone et tablette) par rapport au total est de 23 % (en 2015 elle était de 20 %). En termes de dépenses, la croissance par rapport à l’année précédente est de 50% (tandis que le bureau de poste croît de 25 %), atteignant le chiffre de 233 millions d’euros.
Le jeu depuismobile : les choix des Italiens
Mais quelles sont les formes de jeu les plus pratiquées sur smartphones et tablettes ?
L’intérêt principal des Italiens qui jouent en mobilité se porte sur lesParis Sportifs : bien plus de la moitié (56 % pour plus de 130 millions d’euros de dépenses) des titulaires de compte chez les bookmakers agréés AAMS, profitent en effet de la rapidité des mises, de la présence également de paris « live », qui s’adaptent bien au appareil portable.
Stables ou en légère, mais constante, diminution, la participation aux Jeux d’Adresse (10 % et 22 millions d’euros), aux Jeux de Casino (29 % et environ 67 millions d’euros), au Bingo (2 % et 4 millions d’euros) et aux autres jeux (3 % et 7 millions d’euros), malgré que les bookmakers augmentent leur offre avec des services spécifiques pour le mobile.
Alors que la part des utilisateurs qui parient depuis un ordinateur de bureau a baissé de 14 %, parmi ceux qui parient depuis un mobile, 16 % utilisent leur tablette, tandis que 84 % utilisent leur smartphone. Parmi ces derniers, 2 sur 3 ont téléchargé l’application dédiée, tandis que le troisième utilise le site internet en version mobile.
Ces dernières données confirment la tendance observée dans tous les domaines de la vie sociale, professionnelle et récréative à une utilisation croissante du smartphone, grâce notamment à sa polyvalence : les applications, en particulier, comme celles qui permettent de jouer au Casino en ligne sur William Hill, ont une immédiateté d’utilisation qui les rend préférables aux sites.
Il faut dire en même temps que les innovations technologiques, comme HTML5 et le mode responsive, font qu’il est en augmentation par rapport aux années précédentes le nombre d’utilisateurs qui parient depuis un site mobile : 28 % de la part totale en 2015 ; 35 % en 2016.
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